En 2003, des sondages hydrogéologiques préalables à un permis de construire dans les Alpes-Maritimes ont mis au jour, à 80 centimètres de profondeur, un ensemble exceptionnel de fossiles du Crétacé supérieur — coprolithes et fragments osseux datant de 34 à 100 millions d'années. Plusieurs de ces pièces présentent des traces d'intervention humaine attribuables au Paléolithique moyen : sélection intentionnelle, façonnage, aménagement de socles permettant une présentation verticale. La découverte a été déclarée à la Direction Régionale des Affaires Culturelles en novembre 2003. La collection réunit une quarantaine de pièces issues d'un périmètre de moins de 200 mètres carrés. Certaines montrent des parallèles directs avec des sites de référence de l'art néandertalien. L'ensemble constitue, en l'état, une série sans équivalent documenté pour ce contexte géographique et stratigraphique.
Os façonné — tête figurative
Épiphyse osseuse probable de grand reptile (369 g, ~11 cm) dont la face inférieure a été poncée pour permettre une présentation verticale stable. Une protrusion travaillée sur la face principale est interprétée comme un nez figuratif.
Dent de grand carnivore mésozoïque
Grande dent fossilisée d'environ 12 cm et 181 g, identifiée comme appartenant à un grand carnivore du Crétacé. Lire la suite
Oiseau — sculpture séquentielle
Grand coprolithe de 1 722 g transformé en trois opérations planifiées et successives :
Figurine anthropomorphe
Coprolithe bilobé de 287 g dont la tête a été délibérément facettée en pseudo-octogone.
Mammouth figuratif
Coprolithe de 677 g dont la protrusion dorsale reproduit la bosse céphalique distinctive du mammouth laineux (Mammuthus primigenius) — le trait anatomique le plus représenté dans l'art paléolithique. Striations parallèles de la face principale, si confirmées intentionnelles par tracéologie.